Baba Simon, le père des Kirdis

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Baba Simon
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Les origines de Simon Mpèckè

Mpèckè est né au village de Batombé, situé à quatre kilomètres de la ville d'Edèa sur l'ancienne route qui reliait Edéa et Yaoundé. Son père Yomba fils de Mpèckè était cousin du chef supérieur Mbomè Pèp Ekité. Mpèckè était donc de la famille "royale" d'Edéa. Ce détail explique entre autrte le refus de toute la famille de l'envoyer au séminaire, car, il était potentiellement chef supérieur Adiè. Les Adiè, dont le nom a été déformé en Edéa, sont un des treize clan de l'Ethnie Elog Mpoo dont une partie parlant la langue Ati proche de l'Ewondo, sont courament connus sous l'appellation de Bakoko. Dans les milieux administratifs et populaires, on connaît mal l'ethnie Elog Mpoo qui vit et connaît la même histoire que lesBasaa, de loin les plus nombreux, et avec lequels on les confond. Les Elog Mpoo et les Bassaa occupent principalement les département du Nyong et Kéllé, de la Sanaga Maritime et du Wouri et déborde sur ceux de l'Océan, du Mongo et du Nkam. Ils occupent une sorte de demi-cercle autour de la côte et notament la ville de Douala, porte d'entrée non seulement des marchandises, mais aussi de tout sorte d'influence extérieure dont le christiasnisme. les Elog Mpoo et les Bassaa disent dans leur tradition être sortis de Ngog Lituba(Rocher à trous), une éminence qui se trouve dans la partie nord-est de la Sanaga maritime et que l'évêque de Douala, Mgr Mongo, a érigé en 1959 en centre marial de pélérinage. Ce lieu se trouve actuellement sur le territoire de la mission catholique de Logbikoy. Yomba, père de Mpèckè, vivait comme ses autres concitoyens de l'époque: Pêcheur à ses heures perdues et surtout cultivateur de palmiers à huile, de manioc, de macabo et de plantain. Comme ses autres compatriotes Mpoo et Bassaa, il croyait en l'existence d'un Dieu "Ololumè" lointain crteur et gouverneur de toute la création. Il croyait en une vie après la mort et que les bons, ceux qui avaient mené une vie digne, qui pratiquaient l'hospitalité(charité), qui n'avaient pas de fétiches-qui-tuent, qui n'appartenaient pas à des sociétés et des groupes de pressions offensives(Ekon, Ekongolo,Epanga) étaient accueillis au delà du fleuve "Itara"(Paradis? Rauyaume des morts?). Mais Yomba, père de Mpèckè était adepte de la société du Njee, culte des ancêtres et système multifontionnel de croyances et de principes d'organisation de la société Elog Mpoo. Njee était un organe redoutable qui imposait la discipline et faisait régner l'ordre dans la société Mpoo. Naturellement Yomba commen&ccdeil;a l'initiation de son fils Mpèckè aux pratiques du Njee, initiation qui devait commencer pour un garç,on dès l'âge de discrétion(15 ans). Il voulait faire de son fils un "coryphée" (grand-prêtre) donc plus puissant que lui-même. Aussi a-t-il commencé à l'amener très tôt aux séances du Njee qui se tenaient parfois loin dans la forêt, c'est à dire loin des regards des femmes et des étrangers. Et où on pouvait pratiquer à volonté des exercices et des expériences, mais aussi exercer sa voie. L'abbé dira un jour à Tokombéré que cet exercice de la voie lui a été utile pour chanter les préfaces. Une belle voix qui porte rehaussant le prestige du prêtre au moins dans les communautés chrétiennes du Sud-Cameroun. Au moment où Mpèckè naît, probablement aux premières années de ce 20ème siècle, Edéa était déjà un centre commercial actif situé à la fin du bief navigable du fleuve Sanaga. On connaissait donc déjà depuis près d'un siècle les marchandises européenes et les vestiges de la traite négrière sans être aussi importants que sur les autres parties de la côte, n'étaient pas connus. Edéa était d'ailleurs en 1895 érigé en chef-lieu de la circonscription administrative de la Sanaga inférieure sous le protectorat allemand.

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